Tag Archives: créativité

Les 5 types de travailleurs du savoir (ou 5 rapports au savoir)

qui sont les travailleurs du savoir

Quel est le but de mon blog? Aider les travailleurs du savoir à devenir des apprenants top niveau.

Notre environnement change tellement rapidement que connaître (statique) est devenu moins important que la capacité de connaître rapidement (dynamique).

Mais avant de voir le comment, réglons la question du quoi. Qu’est-ce qu’un travailleur du savoir?

Voici la définition du célèbre Peter Drucker: « Quelqu’un qui en connait plus sur son travail que tout autre dans son organisation.»

Perspicace, mais un peu vague.

Une bonne façon de saisir ce qui caractérise ces travailleurs est d’inspecter leur rapport au savoir. Selon l’expert en gestion des connaissances Tom Davenport, les travailleurs du savoir traitent le savoir de cinq façons différentes.

Ils peuvent:

  1. le créer
  2. le trouver
  3. l’assembler
  4. le distribuer
  5. l’appliquer

Les créateurs de savoir sont les catalyseurs de tout travail du savoir. Plus que les quatre autres types, le travail de création se passe dans le cerveau du travailleur. Par exemple, les chercheurs, auteurs et inventeurs.

Les chercheurs de savoir sont experts pour trouver rapidement la bonne information pour d’autres utilisateurs. Par exemple, les bibliothécaires, analystes du renseignement et chasseurs de têtes.

Les rassembleurs de savoir regroupent les connaissances générées par les créateurs. Leur premier but est de rendre la tâche des autres travailleurs du savoir plus efficace. Par exemple, les éditeurs, programmateurs et designers.

Les distributeurs de savoir transmettent des connaissances ou créent des systèmes et procédés pour en améliorer l’accès. Par exemple, les enseignants, journalistes et gestionnaires.

Les praticiens du savoir se situent à la fin de la chaîne de la connaissance. Leur travail est d’utiliser et réutiliser le savoir pour accomplir des objectifs précis. Par exemple, les médecins, comptables et avocats.

Avant de trouver des stratégies pour améliorer votre performance et devenir un-e apprenant-e top niveau, vous devriez d’abord clarifier le rapport que vous avez avec le savoir dans votre emploi.

Alors, quel type de travailleur du savoir êtes-vous?

Pourquoi j’ai laissé tomber la radio parlée pour écouter de la musique

musique vs radio parlante

Jusqu’à récemment, je regardais de haut les gens qui écoutaient de la musique sur la route.

Quelle perte de temps. Pourquoi ne pas profiter de ce temps mort pour se tenir au courant de ce qui ce passe dans le monde? Qui ne souhaite pas être la personne la plus informée dans la pièce? C’est tentant, mais non merci. J’en suis venu à cette conclusion récemment : toute cette info, ça ne m’apporte rien.

Vous l’aurez peut-être deviné : je suis un nouveau converti au régime faible en informations. Voici pourquoi.

Lorsque vous roulez vers votre boulot ou opérez n’importe quelle tâche en autopilote, votre cerveau est sur l’un des trois modes suivants. Soit vous vous concentrez sur ce qui se passe dans votre tête (réflexion profonde), soit vous vous concentrez sur ce qui se passe autour de vous (réception d’informations), soit vous ne vous concentrez pas du tout (pensée superficielle).

Or, c’est impossible de devenir un-e apprenant-e top niveau si vous ne développez pas votre capacité de réflexion, ce qui implique nécessairement de faire plus de place au premier mode.

Évidemment, l’acquisition de nouvelles informations est cruciale. Comme l’a montré Benjamin Bloom, les habilités supérieures de la pensée s’en nourrissent. Par contre, un apprenant-e top niveau doit filtrer et limiter les informations entrantes.

Tim Ferris vise en plein dans le mille lorsqu’il affirme qu’une richesse d’informations crée une pauvreté d’attention. Et vous savez quoi? L’attention, c’est le carburant de la réflexion claire, profonde et créatrice. Toute nouvelle information qui ne vous fait pas réfléchir devrait être classée comme divertissement.

Notre troisième mode de pensée, le vagabondage de l’esprit, ne devrait pas être écarté comme étant complètement inutile. Tout d’abord, c’est le mode de fonctionnement par défaut du cerveau (nous y sommes près de la moitié du temps). Mais plus important encore, ce mode produit des idées créatives car il est propice aux associations d’idées.

Pendant vos temps morts, essayez donc de réduire votre apport d’informations et le vagabondage de l’esprit; faites plutôt de la place à la réflexion profonde (c.-à-d. celle qui donne un résultat), telle que la recherche et résolution de problèmes, ainsi que la planification (de votre prochain blog par exemple).

La prochaine fois que vous conduirez votre voiture, faites comme moi. Syntonisez de la musique (ou éteignez tout bruit) et commencer à réfléchir.